Si vous souhaitez contacter l'auteur, écrivez-lui un mot à:
jean@mamemoire.caIl tâchera de vous répondre dans un bref délai
Oserai-je avouer qu’avant d’entamer mon apprentissage,
je n’aimais pas la poésie.
Étant un lecteur relativement rapide et impatient, je n’avais jamais pris le temps de digérer les mots, d’en ingérer la simplicité; de comprendre l’esprit, le rythme et le souffle des vers; dont l’écriture avait requis tant d’heures d’efforts concentrés.
Churchill au début de la guerre avait demandé à son Chef d’état major de résumer son plan de victoire en une page. Imaginez la tâche. Eh bien, il a réussi.
Un auteur connu, (Maupassant ?) s’excusait de la longueur d’une lettre; en expliquant qu’une missive plus simple, plus courte, lui aurait pris trop de temps à composer.
La poésie condense les pensées, les faits et les événements en des vers courts, souvent lyriques, parfois métaphoriques, mais toujours à propos, s’ils sont bons. Les plus grands poètes véhiculent des messages de portée universelle.
Je n’aurais jamais pu imaginer que treize ans après le début de mon apprentissage:
premièrement: j’adorerais la poésie;
deuxièmement: qu’à cause de la poésie, je ne me sentirais à peu près jamais seul;
troisièmement: qu’à cause de la poésie, je deviendrais infiniment plus patient, lorsque je ferais la queue;
quatrièmement: que la poésie m’aiderait incommensurablement dans mes sports d’endurance;
cinquièmement: que mes sports d’endurance contribueraient à augmenter ma mémoire;
sixièmement: que mon vocabulaire s’étendrait de plus de 10%; et surtout:
septièmement: que ma mémoire triplerait.
Laissez-moi élaborer:
Premièrement: j’adore la poésie
J’adore la poésie parce que, maintenant, j’en comprends la simplicité, le rythme, le souffle, l’inspiration... parce que j’en interprète les métaphores... tout cela, bien entendu, à l’intérieur de mes limites personnelles.
Au collège, apprendre des vers constituait un pensum, et le choix des poésies relevait du professeur. Maintenant, c’est moi qui choisis! Pour chaque poème retenu, 30 ou 40 auront été feuilletés.
Je ne sélectionne que ceux qui me paraissent superbes, émouvants, inspirants...
Au début mes choix se concentraient sur les grands: Ronsard, Lamartine, Victor Hugo, Baudelaire, Verlaine...
J’évitais tout ce qui se rapportait à la mort, à la vieillesse, au déclin...
Fait intéressant et surprenant, pour moi, toutes les poésies se rapportant à l’hiver étaient imbues de tristesse: à y réfléchir, c’était naturel, parce que jusqu’à l’invention des skis, des remonte-pente et des motoneiges, l’hiver symbolisait le dépérissement, la vieillesse et la mort; d’autant plus qu’il confinait les gens à la maison, pour des jours entiers.
13 ans plus tard, deuxièmement, à cause de la poésie, je me sens rarement seul:
Bien sûr, comme tout le monde, je me retrouve seul de temps à autre; mais confronté à un sentiment de solitude, mon esprit se met à chercher un poème approprié, pour me réchauffer le cœur.
Certains poèmes me feront sourire; d’autres rire; d’autres me feront réfléchir; mais la solitude, nourrie par la réflexion, vaut bien de la compagnie.
13 ans plus tard, troisièmement: à cause de la poésie, faire la queue ne m’impatiente plus. Vraiment. A quoi sert de regretter le temps perdu, quand je peux m’amuser à réciter mes vers favoris?
13 ans après, quatrièmement: la poésie m’a aidé incommensurablement dans mes sports d’endurance. Lorsque l’on se tape des kilomètres de course à pied ou de vélo: penser à la douleur, à la distance qu’il reste à parcourir, à la pluie et au vent qui nous glacent, nous vient facilement.
Si cependant, on se récite ses vers favoris, on oublie ces soucis et le périple en devient plus agréable et doublement profitable, puisqu’il entraîne aussi le cerveau.
Cinquièmement: mes sports d’endurance aident à augmenter ma mémoire: c’est le complément du quatrièmement.
Sixièmement: mon vocabulaire s’est étendu de plus de 10 %, parce que je suis constamment exposé à de nouveaux mots, les poètes recherchant invariablement des synonymes et des métaphores pour enrichir leur texte; et surtout:
Septièmement: comme je le relatais dans l’introduction, ma mémoire a triplé.
Je retiens et je me remémore trois fois plus vite non seulement les vers, mais encore les numéros de téléphone. Quelle joie!
Mais, mon propos ne consiste pas à prétendre que je suis quelqu’un de spécial.
Mon propos, c’est d’affirmer que tout le monde peut accroître sa mémoire, avec un effort persistant, de la chance; et de la santé.
Cinq minutes par jour
Un de mes ex-associés Cecil Altmann, un Docteur en économie de Harvard, m’a communiqué un de ses secrets.
Quand on entreprend une nouvelle activité, il faut s'y consacrer au moins cinq minutes par jour.
Pourquoi 5 minutes? Parce qu'on ne peut pas trouver de prétexte valable pour ne pas le faire.
Tout le monde peut trouver 5 minutes dans la journée pour apprendre quelques vers, que ce soit dans la salle de bain, la cuisine, la voiture, le bus ou le métro.
Y consacrer 5 minutes, c’est bien; un quart d'heure, c’est mieux; une demi-heure c'est admirable; une heure, c’est magistral!
Mais cette discipline n’exige que 5 minutes. Croyez-moi, plus vous la maintiendrez de jour en jour, plus elle vous procurera de satisfaction.
C'est un avantage considérable par rapport aux méthodes qui prétendent enseigner l’italien ou l’espagnol en 90 jours. La première semaine, on étudie peut-être une heure par jour.
La deuxième aussi. Mais inévitablement quelque chose arrive: un accident, un incident familial, une obligation de travail; et hop, le rythme est rompu, on perd le fil, on se décourage, et tôt ou tard on finit par abandonner.
Si votre obligation quotidienne minimale n’est que de 5 minutes, vous vous sentirez toujours positifs, face à vous-même, face à votre performance. Et il n’existera jamais de raison de cesser.
Vous atteindrez toujours votre objectif. Vous en serez plus heureux.
- Achetez le livre dès maintenant et si vous n'êtes pas entièrement satisfaits, retournez-le-nous en bon état; et nous vous rendrons immédiatement votre argent.